Le local « cybernétique »
Eourres , village « cul-de-sac » est une des dernières zones blanches de France. Ce handicap apparent a été une fois de plus l'occasion d'un dynamisme de ses habitants.
En effet, après plusieurs réflexions et études, un local cybernétique a été créé au milieu du village, relié à un satellite il fournit un débit moyen, à des ordinateurs reliés entre eux par un réseau local. Ainsi, dans ce local des villageois se connectent au réseau mondial, et vous laisseront, si vous le voulez, une petite place pour la consultation de vos mails lors de votre passage.
Le village jouit d’un calme exceptionnel de par son isolement géographique, cela apporte son lot de complications ; et n’ayant sûrement pas une volonté de se fermer au monde extérieur, un accès internet à l’ère de la télécommunication est devenu un outil dont on peut difficilement se passer (bien que cela ne soit pas impossible pour tous).
Que cela soit pour l’administratif de la mairie, pour les professionnels ou pour les particuliers ayant toute sorte de communication administrative, de recherches ou de loisirs, cela rend bien des services ! Aussi, un accès public pour tous est organisé :
Dans cette salle communale ou les baies vitrées orientées sud limitent l’utilisation des radiateurs l’hiver, vous disposerez d’un accès internet (bas-débit actuellement hélas) sur des postes fixes ou en connectant votre ordinateur portable. Un accès toutefois limité par le bas-débit et les restrictions qu’il impose (voire la charte pdf).
Le local est ouvert en permanence et ne nécessite pas la présence de « surveillant ».
Une cotisation est demandée (lien vers le pdf tarif) en fonction de l’utilisation, fonctionnant sur le principe de la confiance : pas de personne à payer, une urne cadenassée avec un tableau de tarification dans laquelle déposer votre contribution. Une personne chargée de gérer le cyber utilise l’argent récolté pour renouveler le matériel et acheter les produits d’entretiens.
Depuis sa création et jusqu’à aujourd’hui, les machines utilisées sont issus de la récupération et du recyclage de vieux modèles.
Historique :
La salle communale servant de cyber a d’abord servi de collège privé, sous l’impulsion de Michel et Emanuelle Philippo en 2007. Il disposait alors d’ordinateurs et d’une connexion internet par modem.
Puis c’est en 2008 que, toujours sous l’impulsion de Michel Philippo et avec le matériel fournit par celui-ci, Jarno Meilland fit naître le local cyber d’Eourres.
Le village ayant refusé l’implantation d’antennes relais des ondes porteuses (WiFi et téléphonie mobile) pour des raisons de santé, c’est par satellite que nous captons un accès sur la base d’un abonnement mensuel limité de 8 GB.
En juin 2010, les problèmes répétitifs de débit épuisé dès les premiers jours de l’abonnement mensuel, de matériel vétuste, et d’insalubrité d’une salle laissée presque à l’abandon ont motivé la création d’une commission en réunion de village ; cette commission aura rénové la salle (enduit et peinture écologique, décoration, apport de plantes, …) et le matériel pour redynamiser cette salle, la rendre plus agréable pour tous, la rendre plus fonctionnelle et assurer une gestion commune.
Aujourd’hui :
Depuis la rénovation de ce local - qui tente de s’inscrire dans une démarche écologique en cohérence avec les valeurs du village - le matériel aura presque entièrement été rénové et rajeuni, offrant une optimisation du bas-débit et la possibilité de connecter des ordinateurs personnels, un espace « jeux » pour les ados du village, un poste bureautique avec possibilité d’imprimer ses documents (quand nous avons de l’encre…), une urne pour les cotisations et des produits de ménage et d’une charte expliquant quelle utilisation peut-être faite de cet accès au web.
Une coupure d’alimentation des machines est programmée entre minuit et 6 heures du matin pour assurer un repos et une économie d’énergie, bien que les rares utilisateurs nocturnes peuvent à souhait rallumer les ordinateurs.
Enfin, le matériel rénové est toujours issu de récupération et recyclage, entre autres grâce à l’intermédiaire de l’association des Jardins du Buëch de Laragne, qui revend à bas prix aux raisons sociales du matériel ré-optimisé. Celui-ci est acheté grâce aux cotisations dont bénéficie le cybercafé, l’abonnement satellite et l’électricité étant pris en charge par la commune.
Le projet d’accès à l’ADSL via la fibre optique permettra, espérons-le, de lever les restrictions et contraintes que nous nous imposons nous-mêmes.
